Samedi, vers 16h 15, en plein centre-ville d’Origny-Sainte-Benoite, dans l’Aisne, des mariés et leurs invités sortaient de la mairie quand ils ont vu passer devant eux, une voiture avec, attaché à sa boule d’attelage, un chien de race Dalmatien.
Le conducteur roule avec un chien attaché à la boule d'attelage de sa voiture
Un animal gémissant, les pattes en sang, le ventre ouvert.
Selon plusieurs témoins, les traces rouges du sang étaient visibles dès l’entrée de la ville, à plusieurs centaines de mètres de la mairie.
Des témoins de cette scène terrible ont relevé le numéro d’immatriculation du véhicule.
Alors que la voiture était arrêtée à un feu tricolore, plusieurs personnes, horrifiées par la vision de ce chien en sang, se sont dirigées vers le conducteur.
Ce dernier est alors sorti de son véhicule, a pris son chien avant de le mettre dans la voiture et de s’enfuir, en grillant le feu rouge.
Le conducteur serait âgé de 25 à 30 ans, selon plusieurs témoins.
Un conducteur barbare qui, en s’enfuyant, a laissé tombé son téléphone portable.
Un téléphone qui est actuellement entre les mains des gandarmes qui enquêtent.

Après avoir traversé le centre-ville d'Origny avec son chien attaché à la boule d'attelage, son jeune propriétaire l'a détaché puis transporté sur la banquette arrière, avant de prendre la fuite.
ORIGNY-SAINTE-BENOITE (Aisne). Le tortionnaire d'un dalmatien de trois ans a été interpellé hier soir. Il ne trouve aucune explication à son geste.
L'AUTEUR présumé d'acte de cruauté envers son chien de race dalmatien (l'union d'hier), a été identifié. Cet homme, âgé de 22 ans, est domicilié à Guise.
Hier vers 19 heures, il a été arrêté à Origny-Sainte-Benoite, puis placé en garde à vue. Visiblement troublé par le traitement qu'il a infligé à son animal, ce jeune garçon est revenu sur les lieux de son « crime ».
Samedi après-midi, vers 16 h 15, il avait terrifié les habitants d'Origny-Sainte-Benoite. Au volant d'une Volvo blanche, il traînait son chien, attaché à la boule d'attelage. La pauvre bête, presque morte, portait de multiples traces liées à ce supplice.
Avant d'imposer cette scène insoutenable aux yeux des passants, le jeune homme aurait quitté son domicile, un appartement de la résidence Kerbraz, en début d'après-midi avec sa Volvo blanche. D'après le voisinage, il est revenu quelques heures plus tard.
Devant les réactions suscitées par son geste à Origny-Sainte-Benoite, il a ramassé son animal et l'a posé sur la banquette arrière. Sa Volvo blanche étant connue, il est monté dans sa seconde voiture, de couleur rouge, et « il a démarré comme un fou », selon un riverain. D'après sa version (lire par ailleurs), le dalmatien a été conduit chez un vétérinaire. Mais l'animal était selon toute vraisemblance déjà mort.
Problèmes de voisinage
Les raisons de son geste restent pour le moins obscures. Le propriétaire avoue, mais ne donne pas d'explications. Il est assez vraisemblable que le toutou posait problème. Comme le confirment d'autres résidents du quartier : « Lorsqu'il était au travail, son chien ne cessait de hurler. Si on marchait à l'extérieur comme à l'intérieur de la résidence, c'était des aboiements garantis. Nous avons fait circuler une pétition. Plusieurs personnes ont signé et nous sommes allés la porter en mairie de Guise. En plus des problèmes avec son animal, il n'hésitait pas à nous insulter ».
Contacté, le maire de Guise Hugues Cochet reconnaît avoir connaissance de ces plaintes et pour preuve, il avait convoqué le propriétaire du chien ce samedi matin. « Il est salarié de la Ville, sous contrat. Je lui ai demandé lors de notre entrevue de trouver une solution. Il m'a répondu qu'il était à la recherche d'une maison. Il m'a aussi informé de la visite de la SPA, la semaine dernière, suite à l'intervention de plusieurs voisins ».
Selon le premier magistrat de la ville, il aurait, lors de son entretien, trouvé un homme déstabilisé, vraisemblablement après une rupture amoureuse. « J'étais loin d'imaginer la suite. Ce chien âgé de trois ans et d'une race peu courante, était magnifique, je suis écœuré de savoir qu'un de mes citoyens a pu commettre un tel acte ». D'après nos informations, une amie lui aurait donné le chien pour tromper sa solitude il y a quinze jours.
J.A. et notre correspondant J.-M. SERAIN

De retour à son domicile de Guise, le tortionnaire s'était enfui à bord du véhicule rouge.
Samedi, en soirée, seule la voiture Volvo blanche qui correspondait au signalement du propriétaire du chien torturé était sur le parking. Hier matin, deux véhicules, dont il est propriétaire y étaient stationnées.
Devant cet appartement de la résidence Kerbraz tout semble alors normal. De la musique arrive de son logement. Cependant, les voisins évoquent des relations difficiles avec ce jeune homme.
Celui-ci nous ouvre la porte, détendu. Il nie catégoriquement avoir participé à la fin tragique de son chien. En demandant à voir le dalmatien, son attitude change : « Il est mort hier, butté par un 4X4 à Saint-Quentin ». Etrange alors que les sièges de sa Volvo blanche, aperçue à Origny-Sainte-Benoite, soient tachés de sang.
L'homme se reprend et change alors de version. « Je me suis arrêté à l'entrée d'Origny pour aller aux toilettes. J'ai sorti le chien, puis je l'ai attaché à la boule d'attelage pour éviter qu'il s'en aille. En repartant, j'ai oublié de le détacher… »
L'histoire ne semble pas très convaincante. Peu de temps après, l'individu fond en larmes. Il affirme alors que son dalmatien se trouve chez un vétérinaire à Guise. Ce dernier n'a pu le sauver. La bête serait morte. « Dès aujourd'hui, j'irai le chercher pour l'enterrer dans le jardin de ses parents. » Il confesse ensuite les faits, sans pouvoir donner d'explications.
La pétition : http://www.mesopinions.com/justice-severe-pour-le-conducteur-qui-a-roule-avec-un-chien-attache-a-la-boule-d-attelage-de-sa-voiture-petition-petitions-1dc40ea2434c2bcb513e1a84a166adfd.html#signer-petition
Source : http://www.lunion.presse.fr/article/region/il-attache-son-chien-a-sa-voiture-et-le-traine
http://www.lunion.presse.fr/article/region/arrete-apres-avoir-traine-son-chien-derriere-la-voiture
http://www.lunion.presse.fr/node/573760
